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Photo: G.Bonnaud, Sud Ouest
  • Nicolas Gallais,
  • Président du Comité Pau-Béarn du Parti Radical,
  • Vice-président de la Fédération des Pyrénées-Atlantiques,
  • Membre du Comité Exécutif,
  • Vice-président de la Commission Nationale Défense et Forces Armées,
  • Membre du Comité Départemental de l'UMP des Pyrénées-Atlantiques.

                                                                                                            

Cher amis,

Quatre semaines que le second tour des élections cantonales s’est achevé avec le basculement du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques à gauche.
Quel bilan les radicaux que nous sommes doivent-ils faire ?

En Béarn, cinq candidats étaient investis :

  1. Par le Parti Radical et l’UMP :
    • Hervé Turpin (canton de Jurançon),
    • Marc Gairin (canton de Lembeye),
    • Nicolas Gallais (canton de Pau-Nord)

  2. Par le Parti Radical et avec le soutien de l’UMP Pau :
    • Thibault Chenevière (canton de Pau-Centre)

  3. Par le Parti Radical :
    • Marie-Christine Garcia-Dalot (canton de Lescar)

Un premier constat s’impose : le seul canton où le candidat n’a pas l’investiture ou le soutien de l’UMP est celui qui fait le score le plus bas (3,96% sur le canton de Lescar).
Dans ce cas de figure, le Parti Radical est une force d’appoint pour le second tour mais n’a aucune chance au premier.
Dans les quatre autres cas les radicaux bénéficient des voix de l’UMP.

Une observation cependant concernant ma candidature. Suspendu le temps de la campagne officielle par notre Président, Jean-Louis Borloo, pour avoir refusé de me désister au profit du candidat de la Gauche Moderne, j’avais l’interdiction d’utiliser le logo du parti radical et l’image de Jean-Louis Borloo. Je n’étais plus le candidat radical investi par l’UMP mais le candidat de l’UMP soutenu par Michèle Alliot-Marie.

Cela n’a vraisemblablement pas été un handicap comme certains le pensaient puisque j’étais le seul à 21 voix du second tour. Paradoxalement, le meilleur résultat est obtenu par le candidat UMP et sans le soutien du Parti Radical et de Jean-Louis Borloo.
Le candidat de la Gauche Moderne finissant dernier, je me demande si la stratégie de notre Président était la bonne ? En ce qui me concerne, je pense que non et ce pour deux raisons :

  • La première est que le processus d’investiture au sein de notre département a été respecté à savoir : Jean Grenet, Président Départemental, après avoir validé ma candidature m’a proposé au Comité Départemental de l’UMP, présidé par Michèle Alliot-Marie, qui a ratifié ma candidature le 16 octobre 2010. Me désister trois semaines avant l’échéance afin d’expérimenter une stratégie nationale alors même que j’étais officiellement investi depuis plus de quatre mois… J’avoue que je n’ai pas adhéré à cette tactique qui aurait fait passer le Parti Radical pour un parti peu fiable et peu respectueux de son engagement. Je ne pouvais pas l’accepter et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas répondu positivement à cette demande.

  • La deuxième, est que le Parti Radical seul dans l’élection ne pèse pas beaucoup dans la balance, si ce n’est pour le second tour, dans une coalition comme l’UMP. N’oublions pas à l’origine que la création de l’UMP s’est produite après le choc national du 21 avril 2002. Le Parti Radical, sous la présidence d’André Rossinot, participait à la création de l’UMP en tant que parti associé, pour unir le centre et la droite. C’est l’union qui est le moteur de notre participation à l’UMP et non le contraire. Qu’il y ait une évolution dans l’UMP pour rendre les radicaux plus visibles, je suis d’accord cela est nécessaire mais que le Parti Radical, sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, sorte de l’UMP pour une stratégie présidentielle, je ne suis pas d’accord.

Diviser à nouveau le centre et la droite est une erreur majeure au moment où le désintérêt et l’abstention massive des français fait émerger l’extrême droite.

En cette période de crise, il est de notre devoir de tout faire pour que l’unité du centre et de la droite soit un combat de tous les instants, dans l’intérêt des français et de nos familles politiques.



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