Cela pourrait être le nom d'une fable de La Fontaine mais hélas nous sommes bien face à une dure réalité dont personne à ce jour n'est capable d'en envisager la fin.
L'aveu, ce fut suite à ce grand coup de Trafalgar dans la quiétude du bien-être économique de la vieille Europe, lorsque nos dirigeants ont confessé que nous ne pouvions aller plus loin dans l'endettement abyssale que nous avions accumulé. Chacun l'a dit à sa manière; les Grecs ont annoncé de façon brutale la faillite de l'Etat et tous les Pays d'Europe se sont transformés en secouristes d'urgence pour atténuer l'incendie. Les Anglais sont rentrés dans un compromis politique issu d'une curieuse cohabitation inconnue jusqu'à ce jour, avec comme ambition d'instaurer une rigueur budgétaire qui n'accepte aucun manquement pour les Ministres en poste. Pour nous, cet aveu s'est fait en douceur par petites annonces successives. Certes, ce déficit budgétaire était connu depuis longtemps et dénoncé par l'opposition, voire des partis pourtant proches de la Majorité. Aujourd'hui, les choses sont claires: nous sommes en situation délicate.
L'inquiétude prend la suite car si nous savons, nous ne sommes pas sûr d'avoir tous les éléments. Sur le plan mondial, le moindre frisson annoncé, qu'il vienne de l'Espagne ,de la Bulgarie ou d'ailleurs déclenche les sirènes d'alarme des places boursières et vient accroitre ce sentiment d'insécurité économique. L'annonce de mesures concernant l'avenir des retraites, la couverture sociale nous fait craindre des mouvements sociaux de grande importance.
Le paradoxe, il reste bien de chez nous! Face à cette vague d'inquiétude voici la période des jeux du cirque avec la débauche hôtelière des Bleu, la remise en cause du salaire des élus, le train de vie de l'Etat. Certes, dans des périodes difficiles, il est bon de vouloir sauver la morale, mais il n'en reste pas moins vrai qu'il est urgent qu'ensemble nous trouvions trés vite les solutions qui s'imposent. Est il bien raisonnable et stratégique de vouloir dés maintenant démarrer une campagne présidentielle, est il raisonnable de voir les uns et les autres jouer à l'insupportable jeu politique du" je t'aime, moi non plus". Ce n'est pas cela qu'attendent les français. Il y a eu l'aveu, il reste l'inquiétude: ne tombons pas dans le paradoxe car à moyen terme il déroulera le tapis rouge à d'autres intrigues politiques plus difficiles à résorber.
Arthur Finzi
Ensemble, nous pouvons lutter à la préservation de notre idéal commun.