Le 20 juin 2009, le Comité Pau Béarn, avec Paul Sangoignet, ont honoré le souvenir du 65 ème anniversaire de la mort de Jean Zay.
Discours de Nicola Gallais président du Comité Pau Béarn
Il y a 65 ans, jour pour jour, le 20 juin 1944, Jean Zay été assassiné par la milice.
Ce député du Loiret, Ministre Radical du Front Populaire aurait pu s’abriter sous les ors de la République lorsque la guerre a débuté en 1939.
Lui, Jean Zay, Ministre de l’Instruction Publique démissionna pour être mobilisé. Il avait choisi une autre voie... La voie la plus difficile, celle du courage et de la résistance, la voie du combat pour la liberté, la voie de ceux qui ne renoncent jamais et dont les idéaux et les principes républicains sont inébranlables.
Jean Zay n’avait pas eu peur de braver le danger. Il affrontait avec force et détermination l’intolérance et la barbarie d’un régime en perdition.
Les valeurs d’humanisme, de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de laïcité étaient les siennes.
Il les a défendues jusqu’à son dernier souffle.
Emprisonné, il réussit à écrire un livre admirable « Souvenirs et solitude ».
Ses bourreaux pensaient sans doute qu’en l’assassinant de la sorte et en faisant disparaître son corps, ils effaceraient l’homme et son action. En définitive, ils réussirent le contraire.
Notre devoir aujourd’hui est de faire connaître aux jeunes générations cet homme unique dont l’intérêt général était le moteur.
L’œuvre ministérielle de Jean Zay est d’une grande richesse : il est à l’origine du Festival de Cannes, de l’ENA, du CNRS, du statut moderne des droits d’auteurs, les bibliobus.
Il posa les fondements de ce qui deviendra le système scolaire moderne et fit passer l’âge de la scolarité obligatoire de 13 à 14 ans.
Mais l’essence même de Jean Zay, ce que la Mémoire et l’Histoire ne pourront oublier, c’est sans aucun doute la droiture et la sincérité de son action.
Incorruptible il était, incorruptible il restera.
Jean Zay est un exemple, pas uniquement pour la classe politique mais aussi pour l’ensemble des citoyens de notre pays.
Un exemple à méditer, un exemple à respecter dont nous avons la responsabilité de faire vivre la mémoire et l’action politique.
Action juste et mesurée qui force encore notre admiration.
Jean Zay, homme de courage et d’honneur, homme sincère et droit mériterait d’avoir sa place au Panthéon des Grands Hommes et nous ferons tout pour qu’il retrouve la place qui est la sienne.
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