Malgré tous nos espoirs, ce résultat électoral n'est pas en faveur de l'UMP et des partis associés, Parti Radical, Nouveau Centre, Gauche Moderne sans oublier CPNT. Le Parti socialiste conserve la direction de la quasi totalité des Régions et tout naturellement affiche une trés grande satisfaction. Cette joute électorale bouclée, nous abordons déjà les échéances prochaines avec un regard qui dépasse les cantonales et sénatoriales pour se cristalliser sur les présidentielles. Avec beaucoup de sérieux, nous avons droit à la communication des premiers sondages du 2eme tour et sans exagérer, nous pourrions imaginer que les différents candidats s'estimant en position gagnante puissent avoir commandé les décorateurs pour refaire la décoration de l'Elysée.
Un petit retour en arrière me semble nécessaire pour aborder l'avenir. Les résultats démontrent une relative stabilité de l'électorat fidèle au Parti Socialiste. Pas de ras de marée mais un score correct qui s'est conforté de quelques voix de gauche et des électeurs d'Europe Ecologie. Le taux d'abstention a favorisé partout ce scénario et l'UMP s'est retrouvé privé de son électorat qui a boycotté cette élection. Le faible intérêt aux yeux de l'opinion du Nouveau Centre et des autres partis n'a pas drainé des voix complémentaires. Le Front National quant à lui a retrouvé les faveurs d'un électorat habituel en temps de crise qui a voté en disant trés fort "mais que fait donc la police?" Au regard de ce constat, il est clair que Gauche et Droite ont perdus ensemble une bonne partie de leurs électeurs. Cette abstention massive est inquiétante et il ne faut en aucun cas la considérer comme une majorité silencieuse en marge de la vie politique. Rien à voir avec ceux qui manifestent pour défendre leur cause où qui suivent les mouvements de grève. Les abstentionnistes sont issus de toutes les classes sociales et de tous horizons politiques. Ils ont un point commun: le sentiment d'abandon. Des banlieues sensibles aux quartiers aisés, des campagnes au littoral, nombreux sont nos concitoyens à se sentir isolés face à leurs problèmes matériels sans savoir à qui ou quoi se raccrocher.
Quelle image ont donné les têtes de file qui à l'issue de leur campagne n'ont même pas envisagé un seul instant de siéger pour la durée du mandat, laissant à d'autres le soin de le faire? L'avenir doit se construire en tenant compte de ces éléments. Pour retrouver la faveur des électeurs, il faudra dans un premier temps les écouter; la prise en compte de leurs intérêts est essentielle. Aucun électeur n'est la propriété exclusive d'un Parti, qu'il habite la banlieue ou la campagne.
Nous devrons nous faire connaitre, aller au devant de nos concitoyens et parler simplement avec sincérité. Ne stigmatisons pas les extrêmes car ils sont comme nous et expriment leur désarroi à leur manière. Il faut leur tendre la main pour leur redonner confiance. Ce travail est difficile mais obligatoire pour celles et ceux qui voient dans la politique le seul moyen de garder intactes les valeurs de la République. Le Parti Radical y jouera un rôle essentiel
Arthur Finzi
Ensemble, nous pouvons lutter à la préservation de notre idéal commun.